
Les progrès de la médecine suscitent des périodes longues et complexes de fin de vie. Dans les années 1960, la médecine a « inventé » une réponse à travers les soins palliatifs qui ne visent pas à guérir, mais à accompagner l’expérience de la fin de vie souvent caractérisée par une tonalité de douleur et souffrance totale. De fait, la prise en charge de la douleur répond mieux aux besoins ; mais elle laisse ouverte la question de la souffrance souvent interprétée par les personnes concernées comme une perte de sens sous l’horizon de la mort. À partir des années 1990, des pays de plus en plus nombreux introduisent l’aide à mourir, sous la figure du suicide assisté ou de l’euthanasie, pour répondre aux demandes de mort des personnes en situation de fin de vie. Ces désirs de mort posent la question du sens de la fin de vie de façon radicale. Comment reconnaître l’importance de cette période liminale qui mène au décès ? L’actualité de la question du sens de la fin de vie et de la mort déborde le seul champ de la médecine et embarque une sémiotique existentielle et culturelle qui concerne chacun d’entre nous et la société tout entière. Face au scepticisme qui semble nous condamner à la perte de sens, comment reconnaître l’importance et la signification de l’expérience de la fin de vie ?
Sarah Carvallo (Auteur)
Sarah Carvallo est philosophe. Professeure à l’université Lyon1 Claude Bernard, elle est co-présidente de la Plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie et co-pilote du Programme de recherche interdisciplinaire sur la fin de vie porté par l’Agence de programmes de recherche en santé.
Paru le 25/02/2026
ISBN : 9791037047496
Collection : Hors collection
Thématique : Sciences humaines, philosophie, religion
Dimensions : 14 x 21 cm
Prix : 22,00 €
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